Yalqout Yossef : Tome 1

                                                         Le lever

                                        (Choul’han ‘Aroukh, siman 1)


1) Il faut se montrer fort comme un lion pour se lever le matin afin d’accomplir le service de D. C’est à l’homme d’éveiller le matin et, en tout cas, il ne doit pas laisser passer l’heure de la prière.


2) Lorsqu’on se réveiller, on attend quelques instants, puis on se levé avec empressement pour le service de D., que son nom soit loué. On ne doit pas se lever brusquement car c’est mauvais pour la santé ; on attend donc un peu, même si on se levé tout de suite pour le service de D, la prière ou une autre miswa.


3) On affirme se foi en D. dès le réveil et on dit : Modè ani léfaneikha en marquant un arrête entre bé’hemla et raba èmounatékha, et il est permis de dire modé ani avant de s’être lavé les mains. Une femme dit moda ani.


4) L’homme doit être conscient que le grand Roi, Hachem, dont la gloire remplit toute la terre, se tient au-dessus de Lui et voit ses actions, comme il est dit : « L’homme peut-il se cacher sans que je voie ? » (Yirmiyahou 23,24). En réfléchissant à cela, on acquiert la crainte de D et le désir de se soumette à lui, on se sent toujours humble et, même lorsqu’on est seul, on sait devant qui on se tient.


5) On n’a pas à craindre les moqueurs lorsqu’on accomplit les commandements de D. Mais on doit éviter les disputes.


6) Il faut néanmoins s’efforcer d’être aussi discret que possible pour  faire le bien. Car celui qui se cache pour accomplir le service de D. reçoit se récompense de D lui-même tandis que ceux qui agissent avec ostentation la reçoivent par le biais d’intermédiaires.


7) Celui qui à soin de se laver les mains dès le réveil, près de son lit conformément à l’enseignement des maitres de la Kabala, mérite une bénédiction particulière. Mais selon la règle, on peut s’habiller avant de se laver les mains et on peut en particulier se vêtir des pièces vestimentaires les plus nécessaires ; à plus forte raison cela il est interdit si on ne s’est endormi qu’après ‘hasot (milieu de la nuit).


8) Lorsqu’on se réveille pendant la nuit et qu’il est difficile de se lever pour se laver les mains, il est justifié de songer à des paroles de Torah couché. Toutefois, on s’essuiera les mains dans la couverture pour les nettoyer. Mais on ne peut autoriser que s’il s’agit d’un incident fortuit et qu’on a l’intention de se rendormir. En revanche, on ne peut autoriser à priori de rester longtemps couché et de penser à des paroles de Torah sans se laver d’abord les mains.


9) Bien qu’à priori, on ne doive pas étudier la Torah ou de réciter une bénédiction sans s’être lavé les mains, on a l’obligation de répondre au Kaddish ou à la Kédoucha si on les entend avant qu’on ait eu le temps de se laver. Ne pas répondre par piété revient à perdre au lieu de gagner, mais il faut d’abord s’essuyer les mains dans quelque chose destiné à nettoyer. La règle est la même si on n’a pas d’eau pour se laver les mains le matin : on ne doit pas s’abstenir d’étudier la Torah mais il faut d’abord s’essuyer les mains dans quelque chose destiné à nettoyer.


10) Si on attend un coup de tonnerre et qu’on n’a pas le temps de se laver les mains, ou qu’il est malaisé de la faire, on s’essuie les mains dans la couverture et on dit la bénédiction chéko’ho ouguevouratho malé 'olam tout de suite aprs le coup de tonnerre.


11) Il est permis d’etudier et de dire des bénédictions à côté de l’eau qui a servi au lavage des mains. La couvrir est une mesure de piété ; si on y a ajouté un révi’ith d’eau (54 g), on n’a  meme pas besoin de la couvrir par mesure de piété.


12) Si on a porté des gants pour domir, on peut dire des bénédictions et etudier la Torah sans se laver les mains le matin, meme d’apres le Zohar. Lorsqu’on n’a pas d’eau, c’est ce qu’il est recommandé de faire pour pouvoir priere et dire le chém’a sans se laver les mains au préalable.

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