Yalqout Yossef : Tome 1
Qui a l’obligation de porter des Tsitsith? (Choul’han ‘Aroukh, siman 17)
1) L'habitude a été prise qu'un aveugle dise aussi léhith’atef Betsitsith ; on ne peut donc pas se référer dans ce cas à la règle des bénédictions en cas de doute.
2) La Miswa des Tsitsith ne se fait pas la nuit puisque la Torah dit : vous les verrez, ce qui exclut la nuit, où l'on ne voit pas. D'après Rambam : tout se comporte la nuit et dispenser des Tsitsith même si c'est un vêtement de jours, et tout ce qu’on porte le jour est soumis à cette obligation, même si c'est un vêtement de nuit. D’après le Roch: un vêtement réservé à la nuit et dispenser des Tsitsith même si on le porte le jour, et un vêtement qui sert le jour et la nuit y est soumis, même si on le porte la nuit. En pratique, on ne fait pas de bénédiction en cas de doute, et on ne fait pas de bénédiction en cas de doute, et on ne dit la bénédiction que lorsqu'on porte le jour un vêtement de ce jour.
3) On ne doit pas porter le jour un vêtement de nuit avec quatre coins [sans Tsitsith] car c'est un cas de doute et il se peut qu’en le portant, on transgresse la Miswa de la Torah des Tsitsith. De même on ne doit pas porter la nuit un vêtement de jours sans Tsitsith.
4) L’usage habituel des Séfaradim et des communautés orientales est que les jeunes gens mettent un Talith Gadol à partir de la Bar-Miswa pour la prière du matin, avant d'être marié également, même s'il porte un Talith Katan sous les vêtements, c'est ce qu'il convient de faire.
5) Il est recommandé d'habituer les petits garçons qui ont l'âge d'être éduqués et savent se couvrir d'un Talith, c'est-à-dire à partir de six ans environ, à mettre un Talith gadol pour la prière du matin, même s'il porte un Talith Katan sous les vêtements. Les professeurs feront bien d'encourager les élèves de cet âge et de les habituer à cette précieuse Miswa.
6) Les femmes sont exemptes de l'obligation de mettre des Tsitsith, comme de toutes les Miswoth liés à un temps précis. Et bien qu'elle ait le droit d'accomplir un Miswa du Chofar ou du loulav si elles le désirent, à condition de ne pas dire de bénédiction [selon l’usage sépharade] et que le principe que celui qui fait une chose qui ne le concerne pas est un ignorant ne s'applique pas ici, elles ne peuvent pas s'astreindre à la miswa à des Tsitsith sans dire de bénédiction non plus, parce que cela paraît prétentieux. D'après certaines opinions, c’est également interdit car une femme n'a pas le droit de porter un vêtement masculin. Bien que cette interdiction ne s'applique pas en pratique à ce cas, il convient de dissuader les femmes de mettre des Tsitsith, en particulier de nos jours où les juifs réformés le font dans leurs communautés.